jeudi 8 juin 2017

Témoignage de l'ex-directeur du FBI: Un primate est devenu président, et il transforme la première puissance mondiale en république de bananes



Résumé du témoignage de Comey ex-directeur du FBI:

1) Comey dit qu'il a décidé d'écrire des mémos détaillés après sa premiere rencontre le 6 janvier, une rencontre auquel assistaient plusieurs personnes. À cette rencontre, on a présenté à Trump le rapport secret de l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. Pourquoi il a décidé de prendre des notes? À cause de la personnalité du président élu, et qu'il s'est dit que le président pourrait éventuellement répandre de fausses informations à propos de leurs conversations. Comey ajoute que si le président avait enregistré leurs conversations, il serait ravi qu'elles soient rendues publiques. Il n'a jamais fait de mémos après des rencontres avec les présidents Bush et Obama.
2) Comey a transmis intentionellement quelques de ses mémos au New York Times après son congédiement. Il l'a fait via son ami et professeur de droit de l'Université Columbia, après l'avoir consulté, probablement pour en connaître les aspects juridiques. À cette époque, Comey considérait que la publication de certains mémos devrait faciliter la nomination d'un procureur spécial sur le "Russiagate".
3) Avec le président Obama, pendant les 3 ans et demi qu'il a travaillé avec, il n'a eu seulement que deux rencontres tête à tête, et aucune conversation privée téléphonique. Ça n'inclut pas la participation de Comey à des réunions avec le président et d'autres responsables.
Comey a souligné le respect du président Obama pour l'indépendance du FBI, en quelque sorte, le principe de la séparation des pouvoirs.

Avec Trump, à partir du 20 janvier au 9 mai, il a eu 3 rencontres tête à tête avec Trump, et 6 conversations téléphoniques privées, en à peine 4 mois, le toutes initiées par le président, pour un total de 9 conversations privées.

4) Comey a compris que Trump lui a donné la directive d'abandonner les investigations sur Michael Flynn, directive qu'il n'a pas suivi. Comey n'a informé personne de cette directive et il a refusé de répondre à la question à savoir s'il considérait cette directive comme une entrave à la justice. Il a déclaré que c'est le travail du procureur spécial et de son équipe de qualifier juridiquement ces actions.

5) Comey a eu une rencontre avec le procureur général Sessions après que Trump a fait sortir Sessions de la réunion du 14 février à laquelle participait Comey aussi, pour rester tête à tête avec Comey. Comey a dit à Sessions de ne plus le laisser seul avec Trump, et qu'un tel comportement du président était inacceptable, voire illégal.

6) Comey a déclaré que le président et l'administration de la Maison Blanche l'ont choqué, lui et ses collaborateurs du FBI, avec les déclarations mensongères et les accusations qui ont suivi son congédiement.

Il considère qu'il a été congédié à cause de l'enquête sur le Russiagate.

7) Comey a déclaré qu'un des hauts dirigeants du FBI était contre l'idée de dire que Trump n'était pas sous enquête parce que l'enquête en cours sur certaines personnes de l'entourage de Trump pouvait impliquer directement à Trump.

8) Comey a confirmé que le président Trump lui a demandé de la loyauté personnelle envers lui. Et il a aussi dit qu'il laisserait le procureur spécial qualifier cette demande.

9) Comey a déclaré que l'ingérence de la Russie dans la campagne électorale américaine était massive, de nature action ennemie, pas envers un candidat ou un parti, mais bien envers les États-Unis d'Amérique. Comey ajoute que si l'enquête n'est pas menée à terme, et qu'il n'y a aucune mesure prise, la Russie va certainement répéter l'action. Il dit avoir confiance dans le procureur spécial et son équipe, mais que les autres enquêtes, comme celle du Sénat, doivent se faire en parallèle.
10) Il y a beaucoup de questions auquelles Comey a dit ne pas pouvoir répondre en audience publique, mais il est prêt à répondre en audience à huis clos (cet après midi).

11) La Maison Blanche voulait créer un canal secret de communications avec le Kremlin pour passer par-dessus les services secrets américains.

Les républicains n'ont posé aucune question sur la Russie, les questions portaient sur l'enquête des courriels de Clinton, ce qui indique qu'il n'y aura vraisemblablement pas de procédure d'impeachment avant les élections de mi-mandat, même si le président Trump se mettait à la pratique de golden showers en direct par vidéos sur Twitter.

En passant, pour ceux qui ne sont pas au courant, la séparation des pouvoirs législatif/exécutif/judiciaire, c'est ce qui fait la différence entre les démocraties et les républiques de bananes, les dictatures.

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